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Résumé, August 2001

Jampa: The Story of Racism in Tibet

A la veille de la Conférence Mondial Contre le Racisme de l'ONU 2001, la Campagne Internationale pour Tibet (ICT) publie un rapport étendu intitulé: Jampa: l'Histoire du Racisme au Tibet. Le rapport de 110 pages expose le racisme et discrimination répandus contre les tibétains et accentue comment les lois chinoises, les régulations et déclarations politiques contribuent au racisme au Tibet.

La politique du gouvernement de la RDC

Le rapport réfute le mythe répandu par la République Démocratique de Chine que le racisme serait un phénomème principalement occidental. Les gouvernements à Lhasa et Beijing expriment publiquement que le racisme n'a pas existé en Chine depuis l'adoption du pouvoir communiste.

En février 2001, le vice-ministre chinois des Affaires Etrangères Wang Guangya declara à l'Entrevue Préparative Régionale pour le WCAR, "...aujourd'hui les peuples chinois de toutes groupes etniques vivent en harmonie."

Pourtant, comme asserti dans la préface du rapport, "Racisme devrait être épelé proprement afin d'être chassé (intellectuel chinois, Yang Liensheng). Bien que le gouvernement du RDC a adopté une constitution stipulant egalité raciale et etnique pour tous les 56 peuples ou "nationalités" dans le RDC, les méchanismes pour l'effectuer sont extrèmement faibles et politisés. Des peuples qui ne ressemblent pas les Han physiquement ou culturellement, ne sont pas considérés véritablement chinois et sont classés plus bas dans la hiérarchie raciale.

Des déterminations constitutionelles et législatives à voir avec l'égalité et la discrimination sont plus développées et implementées pour maintenir un état chinois unifié et intégré, que pour empêcher des injustices de racisme et de discrimination.

De l'intercession contre le racisme en Chine est parfois interprétée étant incitant des ruptures. La répression du gouvernement chinois d'une discussion libre concernant la race et l'ethnicisme dans le RDC est de grande importance et forme un obstacle majeur à surmonter dans l'élimination de la discrimination raciale en Chine et au Tibet.

Le fond

Le portrait de Jampa, un tibétain sale sans éducation qui figure dans le film chinois propagandiste l'Esclave, est exemplaire de la perception etnocentrique chinoise de longue date que les tibétains seraient arriérés et en besoin de l'assistance chinoise. Le gouvernement corrobère ces perceptions raciales en soutenant le droit contradictoire que les tibétains font part d'une déscendance chinoise commune, tandis qu'en même temps la "mission chinoise de civilisation" est propagée et implementée au Tibet.

La politique d'aujourd'hui et la pratique du racisme et de la discrimination raciale au Tibet ont été gravement influencées par le développement des perceptions chinoises sur les tibétains.

Les leaders chinois, y inclus Sun Yatsen et Chiang Kaishek, ont encouragé des mythes raciales pour redéfinir les frontières territoriales et unifier l'état-nation chinoise.

Le nationalisme chinois, fixé dans une historiographie de grandeur et supériorité chinoise sur tous les autres peuples "barbares", donne le décor de la politique chinoise sur le contrôle et l'administration du Tibet.

En juillet 2001, Hu Jintao a félicité la Chine d'avoir introduit "une nouvelle ère au Tibet, de passer de l'obscurité à la lumière, de la tardiveté au progrès, de la pauvreté à la richesse".

De la libération, de l'illumination et de la modernisation ont été les bannières idéologiques pour soumettre des minorités nationales et, au lieu de promouvoir du respect et un traitement juste, nourissent des préjugés existants de tardiveté, barbarisme et primitivité.

L'expérience tibétaine de discrimination

L'expérience tibétaine de racisme est particulièrement douloureuse, parce qu'elle existe dans le contexte de la répression coloniale, où le gouvernement cherche à supprimer l'identité culturelle distincte tibétaine dans son effort de créer une "unité chinoise".

La calomnie et persécution de la réligion et culture tibétaine est un résultat directe de la politique du gouvernement central visé sur l'abbattement de la résistance tibétaine contre l'occupation de leur pays.

Les décisions politiques résultantes du 3ième Forum du Travail au Tibet par le gouvernement chinois, tenu en 1994, ont méné à la mine de la conscience distincte tibétaine au niveau nationale, culturelle et religieuse et l'assimilation des tibétains dans le cadre de la culture chinoise.

Les tibétains sont face au choix d'assimiler et abandonner leur identité tibétaine, leur réligion et culture ou de faire face à l'éternelle éventualité de discrimination.

Les tibétains manquent accès à l'assistance médicale, partiellement dû à la concentration des facilités médicales dans des régions urbaines plutôt que des régions rurales où la proportion des tibétains est plus grande que la proportion chinoise.

En ce que concerne l'éducation, les enfants tibétains rencontrent beaucoup d'obstacles comparés à leurs pendants chinois, comme des frais d'école élevés, des instituteurs mal formés, des luttes pour préserver la connaissance de la langue tibétaine durant l'école primaire, des difficultés de passer aux écoles sécondaires et tertiaires chinoises et d'être soumis aux messages dégradants de programmes préjugés. Les tibétains font également face à la discrimination dans l'emploi et ont moins accès à de l'entraînement et aux permissions business spéciales. En outre, ils doivent faire la compétion avec les colonisateurs chinois, qui ont fréquemment les connections pour accélérer la capacité d'obtenir des permissions, des maisons fournies par l'état ou des offres d'emploi.

Imposition de lois et des régulations existants pour empêcher des actes de discrimination sont faibles et sont soumis à un climat et agenda politiques qui change sans cesse.

Quoi que l'occupation chinoise de Tibet ait apporté un certain niveau de developpement à la région, les bénéfices de ce développement favorise les colonistes chinois de façon disproportionné, spécialement puisque l'affluence des colonistes chinois est encouragé pour amincir la population.

Parmi les violations les plus constants des droits de l'homme par les autorités chinoises au Tibet, se trouve la répression de la liberté religieuse et culturelle. Approximativement la moitié des prisonniers politiques sont des moines et des nonnes bouddhistes. De plus, l'attitude en Chine vis-à-vis la réligion dans la culture tibétaine fait partie de d'un type de discrimination qui a été reconnu par le Comité d'Elimination du Racisme Discriminatoire de l'ONU.

Conclusions et Recommandations

La Chine a une réputation irréfutable en ce qui concerne l'opposition du racisme dans quelques de ses formes internationales, et en opposant apartheid en Afrique du Sud bien avant que bien d'autres gouvernements les fassent, y inclus le gouvernement des Etats-Unis. Mais à l'interieur du pays, la Chine s'attarde sur une grande partie du monde dans la reconnaissance et l'adressement du racisme. Au lieu de permettre un débat ouvert sur le racisme, la Chine supprime rigoureusement un tel discours, empêchant le progrès dans la lutte contre le racisme.

  • Le RDC devrait reconnaître et catégoriquement confirmer l'existence et les effets nuisibles du racisme dans le RDC. Le gouvernement doit initier une discussion publique et mener une campagne d'éducation, pour lequel il devrait mettre à la disposition des moyens considérables.
  • Le gouvernement du RDC devrait former une commission pour la revision rigoureuse de la constitution et les lois du RDC et révoquer tout langage chauviniste, paternaliste ou qui pourrait autrement contribuer à la discrimination contre des minorités commes les tibétains. La commission devrait être composée de membres de toutes groupes etniques du RDC qui ont une bonne compréhension des perceptions et sentiments de leurs peuples respectifs.
  • Le gouvernement du RDC devrait se charger de la révision de tous livres textuels scolaires ou universitaires pour enlever et reviser toute portion et référence qui contient des éléments racistes ou qui contribue à l'execution de perceptions et attitudes racistes.
  • Le RDC devrait inviter le Rapporteur Spéciale sur Racisme, Discrimination Raciale et Xenophobie de l'ONU de visiter le Tibet et examiner les politiques et pratiques chinoises par rapport au tibétains et faire des recommandations pour les façons de combattre toute manifestation de racisme et de la discrimination raciale que lui/elle pourrait y rencontrer.
  • Des actes de racisme et de la discrimination raciale devraient être empêchés et poursuivis par la loi; les victimes devraient avoir du soutien légal et les coupables devraient être punis.

De Jampa: L'histoire du racisme au Tibet ...

La discrimination raciale est commun "partout dans le monde sauf en Chine."
Ancien Président du Parti Communiste Zhao Ziyang, 1988

"Dans certains pays occidentaux développés, des phénomènes comme le xénophobie, l'intolérance [et] la discrimination contre des travailleurs immigrés ont apparus...Au présent, les peuples chinois de toutes groupes ethniques vivent en harmonie."
Wang Guangya, Vice-ministre des Affaires Etrangères du RDC, 2001

"La Conférence Mondiale reconnaît que l'occupation étrangère...est parmi les formes et sources de la pratique discriminatoire et raciale."
Ebauche du Programma de l'Action de l'ONU, Conférence Mondiale Contre le Racisme

"Reconnaître que l'occupation étrangère crée un environnement dans lequel les peuples opprimés sont exposés à une portée étendue de violations grossières et systématiques des droits de l'homme et des libertés fondamentales...[comme par exemple]...la situation de six millions de tibétains souffrant de 50 ans d'occupation de leur pays Tibet."
Déclaration du Forum: Deuxième ébauche, Conférence Mondiale Contre le Racisme

"La politique officielle de traîtement préférentiel pour nationalités minoritaires est une autre façon de confirmer la conviction chinois Han que toutes les minorités soient des retardés barbares primitifs en besoin d'aide de leurs frères Han plus agés."
Suisheng Zhao

"Nationalisme et Han chauvinisme sont à nos jours les seuls instruments effectifs dans l'arsenal du CCP. Toute rupture dans la rélation avec les pays étrangers ou entre des minorités ethniques peut être utilisée pour éveiller des sentiments 'patriottistes' du peuple pour soutenir les autorités chinoises."
Liu Binyan

"Beaucoup de tibétains disent maintenant qu'ils voudraient qu'ils soient chinois. Ceci est le plus grand succès du racisme...convaincre les tibétains de se haïr.
Tibétain anonyme

"La rhétorique de supériorité Han a été un élément fondamental de la vue mondiale chinoise pendant des siècles."
Lobsang Nyandak, Centre Tibétain pour Droits de l'Homme & Démocratie

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